Les projets
Pla et BIOJET-SMR

Les projets dans
le territoire 

La maîtrise des risques

Les procédés utilisés sur les unités PLA, BIOJET et SMR constitueraient des technologies relativement classiques et les risques susceptibles d’en découler sont connus et maîtrisés. En complément des mesures de maîtrise des risques prises sur chacun des projets, les mesures complémentaires suivantes seraient mises en place :

  • Le plan d’opération interne (POI) à l’échelle du site de Grandpuits, permettant ainsi une organisation des moyens d’intervention en cas d’accident, adapté aux risques potentiels liés aux unités PLA, BIOJET et SMR et plus largement dimensionnée au regard de la configuration future du site.
  • La mobilisation des compétences des équipes, les unités PLA et BIOJET seraient opérées par des salariés de TotalEnergies Raffinage France qui disposent de bonnes pratiques en matière de prévention des accidents.
  • Le plan Particulier d’Intervention (PPI), dispositif de secours prévu en cas d’accident majeur et/ou d’un risque toxique pouvant dépasser l’enceinte de l’établissement. C’est le Préfet qui établit le PPI dont le déclenchement et le suivi sont également sous sa responsabilité. Le PPI définit les règles d’organisation des secours et les modalités de gestion de l’événement.

Pour les unités PLA, BIOJET et SMR, il n’y a, à ce stade du projet, pas de source identifiée susceptible de générer des phénomènes dangereux ayant des effets à l’extérieur du site de Grandpuits et a fortiori, susceptible de sortir des enveloppes actuelles du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT).

La maîtrise des risques potentiels de l’unité PLA

L’unité PLA serait soumise à la directive relative aux émissions industrielles (IED) et ne serait pas classée Seveso. Il s’agit donc d’une installation avec des risques technologiques limités.

La nature des principaux risques identifiés pour le projet PLA sont dus à l’acide lactique et au lactide chaud, qui présentent un risque d’inflammation en cas de fuite accidentelle ; au stockage de PLA, dont les poussières présenteraient un risque d’explosion, considéré néanmoins comme présentant un niveau de dangerosité faible au regard des normes de classification internationalement reconnues.

Afin de limiter ces risques, les zones à risques seraient identifiées et soumises à la réglementation dite ATEX (signifiant Atmosphères Explosives) - norme européenne qui demande à tous les chefs d’établissement de maîtriser les risques relatifs à l’explosion de ces atmosphères - et feraient l’objet, à ce titre, de la mise en œuvre des mesures spécifiques de sécurité et d’intervention applicables dans de tels espaces présentant des risques d’explosion : par exemple, mise en place de détecteurs, utilisation de matériel certifiés pour être utilisés dans des zones ATEX, etc.

 

La maîtrise des risques potentiels des unités BIOJET et SMR

L’unité BIOJET serait soumise à la directive relative aux émissions industrielles (IED) et sera classée Seveso seuil haut. L’unité SMR devrait être classée également Seveso seuil haut.

Le projet BIOJET-SMR présenterait des risques majeurs liés à la présence de produits inflammables (hydrocarbures en phase gaz et en phase liquide, GPL, hydrogène, CO) et dans une faible concentration (H2S) ; à la nature des procédés technologiques ; au stockage de produits associés. Les procédés techniques qui seraient envisagés pour ces projets, présenteraient essentiellement des risques liés à leur mise sous pression et une température élevée susceptibles de causer des fuites ou des brèches et entrainer une inflammation.

 Pour lutter contre ces risques plusieurs procédés seraient envisagés comme, notamment, pour l’unité BIOJET : la mise en place de systèmes de contrôle des paramètres de pression, température, débit, etc ; l’installation d’alarmes et de mécanismes permettant des actions automatiques par exemple d’arrêt des procédés en cas de dysfonctionnement ; l’instauration de dispositifs de protection comme les détecteurs de flammes ou de fuite de gaz, la définition de périmètres de sécurité requérant des protections renforcées (zones ATEX), etc.

Les impacts potentiels sur l’environnement humain et naturel

Il ressort des premières estimations réalisées que les impacts environnementaux cumulés des différents projets envisagés sur le site de Grandpuits seraient très inférieurs à ceux qui résultaient de l’exploitation de la Raffinerie.

La faune et la flore

Les unités PLA, BIOJET et SMR seraient implantées au sein du site de Grandpuits, sur un terrain déjà fortement artificialisé et accueillant actuellement des activités anciennement exploitées dans le cadre de la Raffinerie qui seront démantelées. De même, il ne serait pas nécessaire de créer de nouvelles voiries pour les accès.

Un inventaire de la faune et de la flore est en cours de réalisation sur les terrains d’accueil des projets : la présence de quelques espèces protégées a pu être détectée sur le site de Grandpuits mais la localisation de leur habitat est à distance des zones d’implantation des différents projets et ne serait pas impactée.

Les effets socio-économique

La reconversion du site de Grandpuits permettrait de maintenir 237 emplois directs, sur les 357 existants.

Les engagements sociaux pris par TotalEnergies dans le cadre de la démarche de transformation du site de Grandpuits, à savoir un redéploiement industriel responsable sans aucun licenciement ni mobilité géographique contrainte, s’appliquent à l’ensemble des projets PLA et BIOJET-SMR.

Par ailleurs, TotalEnergies accompagnera les entreprises partenaires du site qui représentent aujourd’hui environ 300 ETP (équivalent temps plein) en moyenne. Dans le cadre de l’exploitation des futurs projets, le besoin de collaborateurs d’entreprises partenaires est estimé à environ 200 ETP.

Le soutien à ces entreprises prendra en outre différentes formes :

  • la construction des nouvelles installations qui vont générer environ 1 000 emplois sur 3 ans ;
  • les travaux engendrés par l’adaptation des unités existantes ;
  • les opérations sur la plateforme une fois les projets démarrés ;
  • la mise en place d’un fonds de soutien pour les PME les plus impactées par le projet.

TotalEnergies, par l’intermédiaire de sa filiale TotalEnergies Développement Régional (TEDR), a par ailleurs engagé de nombreuses démarches en soutien des entreprises de sous-traitance qui interviennent historiquement sur le site de Grandpuits afin de les préparer aux évolutions du site et aux opportunités économiques liées ; auprès des parties prenantes locales notamment en charge du développement économique et de la formation ; et en soutien du développement des PME du territoire pour accompagner la création d’emplois.