Notre projet
Pour grandpuits

Le site
Grandpuits

Schéma d’implantation du site

Localisation et activités actuelles de la raffinerie

Située en Seine et Marne, sur les communes de Grandpuits-Bailly-Carrois et d’Aubepierre-Ozouer-le-Repos, à proximité de Mormant et Nangis, la raffinerie de Grandpuits a été mise en service en 1966. Implantée au cœur de terres agricoles, dans le triangle Grandpuits - Mormant – Nangis, la Raffinerie couvre une superficie de 200 hectares et emploie actuellement directement 357 personnes, auxquels il faut ajouter environ 300 emplois indirects.

La Raffinerie est, dans sa configuration actuelle, équipée d'unités de séparation et de transformation du pétrole permettant de fabriquer des carburants automobiles et du fioul domestique. En support à ces activités, la raffinerie est dotée d’utilités communes (traitement des eaux, torches, tours aéroréfrigérantes, production de vapeurs, etc.). Le site de Grandpuits comprend également des capacités de stockages de produits pétroliers.

En savoir plus sur les unités composant de la Raffinerine 

Le fonctionnement d’une raffinerie :

Vers une transformation du site de Grandpuits

 

Le pipeline d’Île-de-France (PLIF) relie sur 262 km la Raffinerie de Grandpuits au Port maritime du Havre, afin d’approvisionner le site en pétrole brut. À la suite d’incidents ayant entraîné un arrêt provisoire du PLIF et de la Raffinerie, la pression maximale d’exploitation du pipeline a été réduite depuis 2019, en accord avec les services de l’Etat, afin d’assurer la sécurité de son fonctionnement. Cette situation a conduit la Raffinerie à ne fonctionner qu’à 70 % de sa capacité, menaçant sa pérennité économique.

Le remplacement de la totalité du PLIF et la modernisation des stations de pompage ont été estimés à 595 millions d’euros. De plus, une déviation du tracé du pipeline serait nécessaire afin de contourner les zones les plus densément peuplées de région parisienne. Enfin, la durée globale d’une telle reconstruction est estimée à 6 ans minimum.

Les conditions de maintien de l’activité du PLIF ne permettant pas d’assurer une rentabilité économique pour la Raffinerie, Total projette d’arrêter le raffinage de pétrole sur le site de Grandpuits au printemps 2021 et, fin 2023, le stockage de produits pétroliers, et d’engager une transformation industrielle de la Raffinerie grâce à un programme d’investissement majeur.

L’arrêt du raffinage sur le site de Grandpuits : des conséquences maîtrisées sur l’approvisionnement de la zone Basse-Seine

L’adaptation de l’approvisionnement de la Basse-Seine, située dans l’axe de la Seine, entre Le Havre, Rouen et Paris, permettra de compenser l’arrêt de la Raffinerie. Les infrastructures existantes (le pipeline TRAPIL et le pipeline Donges-Melun-Metz) permettent déjà l’approvisionnement de la zone Basse Seine indépendamment de la production de la Raffinerie, à partir des raffineries de Donges, en cours de modernisation, et de celle de Normandie. Avec l’arrêt du stockage d’hydrocarbures sur le site de Grandpuits, Total pourra reporter les volumes en priorité sur ses dépôts de Paris Nord (principalement Gennevilliers) et Paris Sud (Coignières et Grigny), eux-mêmes alimentés par le réseau TRAPIL. Des volumes supplémentaires pourront être reportés sur le dépôt de Vatry, alimenté soit par le réseau TRAPIL, soit par le réseau Donges-Melun-Metz. Par ailleurs, Orléans et Tours seront alimentées via le réseau TRAPIL.