projet
BIOJET-SMR

Objectifs

Les biocarburants à partir des huiles ou graisses animales, une alternative durable aux carburants fossiles

Pour répondre à cette demande croissante, le projet BIOJET-SMR prévoirait la transformation de biomasse en biocarburants, majoritairement destinés au secteur aérien.

Pour la production de biocarburants aériens dans le cadre du projet BIOJET-SMR, il est envisagé exclusivement l’utilisation en matière première d’huiles de cuisson usagées et de graisse animale :

  • Huiles de cuisson usagées (aussi désignées comme UCOs - Used cooking oil) : ces huiles sont les déchets huileux issus principalement de la restauration et de l’industrie agro-alimentaire.
  • Graisses animales : elles proviennent des tissus animaux, des os, et des carcasses animales, résidus venant par exemple des abattoirs et des boucheries. Les bovins, le porc, les ovins ou la volaille sont les sources animales les plus fréquentes. Les graisses animales qui seraient utilisées pour l’unité BIOJET seraient d’origine européenne.

Par ailleurs, des huiles végétales de type colza (à l’exception de l’huile de palme) seraient utilisées seulement à hauteur d’un tiers, en complément des autres matières premières, et uniquement pour la production des biocarburants routiers. Il est envisagé de privilégier un fournisseur français.

Le biocarburant aérien, une production qui s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique et répond à l’évolution de la réglementation

Dans le cadre de l’Accord de Paris qui vise à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C voire 1,5°C, la réduction des émissions de carbone du transport aérien apparaît comme un facteur d’action incontournable et les ambitions de diminution des émissions CO2 du secteur aérien se multiplient, tant au niveau mondial qu’européen et français. Cette réduction des émissions de CO2 du trafic aérien requiert d’agir sur plusieurs facteurs comme le renouvellement des flottes (pour des appareils moins émetteurs de CO2) et l’amélioration des opérations de vol (routes plus directes, électrification des infrastructures aéroportuaires, etc.). Le développement de biocarburants aériens constitue néanmoins un des leviers de décarbonation du trafic aérien et la meilleure alternative renouvelable pour produire des carburants aériens liquides. En effet, les biocarburants sont une énergie renouvelable qui garantit une réduction, pour leur production, d’au moins 60 % des émissions de CO2, par rapport à leur équivalent fossile : en d’autres termes, la production d’une molécule de biocarburant « pure » a une empreinte carbone d’au moins 60 % plus faible que la production d’une molécule de carburant aérien fossile.

 Le projet BIOJET-SMR contribuerait au développement d’une filière française de production de biocarburants aériens durables, alternative immédiate au carburant liquide d’origine fossile pour réduire l’empreinte carbone du secteur du transport aérien.

En France, l’incorporation de biocarburants pour le transport fait déjà l’objet d’une règlementation. Ainsi, en janvier 2020 une feuille de route comportant un objectif d’incorporation de biocarburants de 2 % à 2025 et 5 % à 2030 dans les carburantes d’origine fossile a été publiée, puis dans la loi de finance 2021 une obligation d’incorporation de 1 % dès 2022 a été intégrée.

Le choix de la technologie de production de l’hydrogène : le reformage du méthane à la vapeur, une technologie mature à même de fournir les quantités nécessaires à l’unité BIOJET

Les besoins en hydrogène de l’unité BIOJET, pour les 2 phases d’hydrogénation de l’huile en vue de sa transformation en biocarburant, sont d’environ 53,5 tonnes par jour : le recours à la technologie par électrolyse ne paraît dès lors pas adapté, en l’état du rendement des projets actuellement menés à l’échelle industrielle. À ce jour et compte-tenu de l’état de maturité des différentes technologies, le choix de l’implantation d’une unité de fabrication d’hydrogène par réformage paraît dès lors le plus approprié pour le projet de Grandpuits.

En revanche, et afin de limiter autant que possible les émissions de CO2 d’une telle unité de fabrication d’hydrogène, TotalEnergies souhaite, comme cela avait été indiqué dans le cadre de la concertation relative au projet PYROLYSE au cours de laquelle des intervenants avaient questionné le recours au gaz naturel comme matière première du SMR, que l’unité de réformage à la vapeur puisse non seulement fabriquer de l’hydrogène à partir de gaz naturel mais également à partir des produits BioGPL, Bionaphta fabriqués sur l’unité BIOJET de Grandpuits.