PROJET
PLA 

Objectifs
du projet 

Le PLA, une alternative durable aux plastiques d’origine fossile

Le PLA (acide polylactique) est un bioplastique entièrement fabriqué à partir d’acide lactique issu de sucre (canne à sucre ou betterave) ou d’amidon (maïs, blé).

S’agissant des risques de concurrence avec l’alimentation humaine et animale, il apparaît, selon une étude de 2019 réalisée par l’Association européenne des bioplastiques, que la surface agricole utilisée pour la culture de matières premières pour les bioplastiques ne représente que 0,02 % de la superficie agricole mondiale.

En outre et surtout, le PLA est l’un des biopolymères qui a le meilleur rendement : il faut, en l’état actuel des technologies, 1,6 kg de sucre fermenté pour produire 1 kg de PLA, alors que d’autres bioplastiques nécessitent un ratio 2,5 à 3 fois supérieur. Par ailleurs, il faut environ 2 kilogrammes de pétrole pour fabriquer 1 kilogramme de plastique conventionnel.

Pour autant, le PLA présente une combinaison unique de propriétés physiques et mécaniques et possède des performances équivalentes à celles des polymères d’origine fossile. Il est extrêmement polyvalent et adapté à de nombreux processus de transformation. Il pourra ainsi être façonné sur les mêmes équipements que ceux utilisés aujourd’hui pour les polymères classiques.

Dans une étude menée en 2019, en se fondant sur son usine de Thaïlande et intégrant la fourniture de l’acide lactique par Corbion produit à partir de canne à sucre, Total Corbion BV a pu établir que la production d’un kilogramme de PLA présentait une réduction de l’empreinte carbone de 75 % par rapport à la plupart des plastiques conventionnels. Concrètement la production d’un kilogramme de PLA émet entre 1,2 et 1,7 kg de CO2 en moins par rapport à ces plastiques.

Les applications du PLA

Les principales applications du PLA sont : emballages alimentaires, boîtes ; impression 3D, industrie automobile et grand public ; emballages rigides et flacons ; films. Le PLA qu’il est projeté de fabriquer sur le site de Grandpuits constitue donc un bioplastique qui, de par ses qualités et ses possibilités d’usage, permet de se substituer à des plastiques d’origine fossile.

Le PLA, une production qui répond aux enjeux de la gestion de la fin de vie des produits plastiques

En plus d’être biosourcé, le PLA présente également l’avantage d’offrir des solutions de fin de vie facilitées puisqu’il peut être soit recyclé, tant mécaniquement que chimiquement, soit composté en conditions industrielles.

 Les volumes de produits en PLA sont encore trop faibles à ce jour pour bénéficier de filières dédiées de collecte. Toutefois, des systèmes de collecte en boucle fermée - où sont uniquement mis à disposition des emballages à base de PLA - commencent à se développer. Par exemple, dans les avions ou dans les stades on peut maîtriser ce qui entre et facilement trier les déchets en PLA.

En outre, et dès à présent, la diversité des modes de gestion de la fin de vie du PLA permet d’optimiser, en fonction de l’utilisation visée ou des filières locales de gestion des déchets, la valorisation des déchets. Par exemple, l’utilisation d’emballage alimentaire en PLA permet d’envisager une valorisation des déchets organiques en intégrant leur emballage : une filière de valorisation organique par compostage industriel pourrait ainsi accueillir non seulement les résidus alimentaires (matière organique) mais également leur emballage d’origine en PLA.

Enfin, pour les utilisations qui présentent un risque élevé de fuite des plastiques dans l’environnement, l’utilisation du PLA - en mélange avec d’autres matériaux également biodégradables - limite les conséquences de telles fuites en permettant une biodégradabilité dans l’environnement naturel et réduit ainsi l’impact négatif sur l’environnement.

Aussi, la production de bioplastique à la fois biosourcé et biodégradable permet de proposer une offre de produits plastiques à l’empreinte environnementale réduite. La production de PLA participe ainsi à la transition vers une nouvelle économie plus circulaire et biosourcée et facilite le développement des filières de recyclage ou de valorisation des déchets.

Le PLA un matériau biosourcés et biodégradables par recyclage ou par compostage industriel

Le projet PLA vise à construire une unité de production d’un bioplastique appelé acide polylactique (PLA), à partir de la transformation d’une matière première appelée acide lactique, elle-même fabriquée à partir de sucre ou d’amidon. Le PLA est ainsi biosourcé. En outre, le PLA est biodégradable par compostage industriel ou recyclable. Les bioplastiques désignent deux types de matériaux :

Les matériaux plastiques biosourcés : cela signifie que le bioplastique est fabriqué à partir de la biomasse, c’est-à-dire à partir de matière organique d’origine végétale, animale ou bactérienne ;

Les matériaux biodégradables : cela signifie que le bioplastique se décompose facilement après usage dans un environnement favorable, sous l’action de micro-organismes présents dans l’environnement (bactéries, champignons, algues…). La matière biodégradable se décompose alors en éléments primaires à savoir en eau, en dioxyde de carbone (CO2) ou en méthane, et en biomasse, sans effet néfaste sur l’environnement.

Le compostage industriel : cela signifie qu’un matériau se biodégrade dans des conditions nécessitant une intervention humaine. Le compostage permet l’obtention d’une matière fertilisante stabilisée, riche en composés humides, appelée le compost. Doivent être distingués le compostage dit « domestique », réalisé par des particuliers, et le compostage dit « industriel » réalisé dans des conditions spécifiques (température, humidité, etc.). Le compostage industriel est un compostage similaire à celui domestique mais opéré dans de grandes capacités avec une possibilité de contrôler les paramètres du milieu de dégradation.

Le recyclage : est recyclable un matériau qui, en fin de vie, peut être réintroduit dans le cycle de production en lieu et place d’une partie ou de la totalité de la matière première initialement utilisée.