Projet
PLA / Biocarburants

Comprendre
le projet

Une unité de production de biocarburants : le projet BIOJET-SMR

Les biocarburants constituent la meilleure alternative renouvelable pour produire des carburants liquides, que ce soit pour le transport routier ou pour le transport aérien. Ils participent directement à la lutte contre le changement climatique, en garantissant une réduction de 50 % à 90 % des émissions de CO2 par rapport à leur équivalent fossile. La France a publié en janvier 2020 une feuille de route pour le déploiement des biocarburants aériens durables qui fixe un objectif d’incorporation de biocarburants de 2 % à horizon 2025 et de 5 % à horizon 2030, et une obligation dès 2022 d’incorporation de 1 %.

Le projet BIOJET est porté par Total Raffinage France (TRF), l’actuel exploitant de la Raffinerie. Il vise à reconvertir certaines des unités aujourd’hui exploitées sur la Raffinerie (notamment les unités de désulfuration des gazoles HDS1 et HDS2) pour la production de biocarburant, majoritairement pour le transport aérien, en capitalisant sur les compétences et l’expérience déjà acquises dans le domaine de l’hydrotraitement des huiles, notamment sur la bioraffinerie de La Mède. L’unité projetée utilisera une technologie éprouvée pour produire du biojet, du biodiesel, du bio naphta et du bio GPL.

D’une capacité de traitement de 400 000 tonnes/an, l’unité de production de biocarburants du site de Grandpuits pourrait notamment produire :

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Ktonnes/an

de biocarburants aérien durable

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Ktonnes/an

de biocarburants routiers

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Ktonnes/an

de bionaphta utilisé pour produire des bioplastiques

Elle serait alimentée par des graisses animales en provenance d’Europe et des huiles de cuisson usagées en ce qui concerne le biocarburant aérien. Pour les autres biocarburants, ces huiles recyclées et graisses seraient complétées par des huiles végétales de type colza/tournesol, à l’exception de l’huile de palme. L’approvisionnement local serait privilégié. Le biocarburant produit à Grandpuits serait alors acheminé par wagons vers un autre site de Total. Après avoir été mélangé avec du kérosène d’origine fossile, le biojet serait envoyé vers les aéroports franciliens via le pipeline TRAPIL.

L’hydrogène nécessaire pour le projet BIOJET serait fourni par une unité de fabrication d’hydrogène à partir de vaporeformage de méthane (SMR) qu’un tiers construirait et exploiterait sur le site de Grandpuits. La création de l’unité de production de biocarburants représenterait un investissement estimé de 238 millions d’euros. Elle emploiera directement 63 personnes et sa mise en service est envisagée au 3ème trimestre 2024. L’unité de SMR représenterait un investissement estimé à 77 millions d’euros.

La production de biocarburants :

Une unité de production de PLA : le projet PLA

L’acide poly-lactique (PLA) est un biopolymère biosourcé car fabriqué à partir de sucre ou d’amidon de maïs ou de blé, biodégradable par compostage industriel et recyclable.

Il répond à l’enjeu de gestion de la fin de vie des plastiques et contribue à la lutte contre le changement climatique, avec des émissions de COde l’ordre du tiers de celles émises pour la production de polymères* d’origine fossile. Le PLA présente des performances équivalentes à celles des polymères* d’origine fossile. La demande en PLA présente la croissance la plus forte de tous les biopolymères*, de plus de 10 % par an depuis 10 ans, et attendue entre 10 % et 15 % par an dans les prochaines années.

Le projet d’unité de production de PLA de Grandpuits est porté par la société Total-Corbion PLA BV créée en 2017, dont le capital est entièrement détenu par la coentreprise TOTAL-Corbion PLA BV.

Après une première usine de PLA installée en Thaïlande en 2018, celle de Grandpuits, d’une capacité de production de 100 000 tonnes/an, serait la première en Europe. La matière première utilisée serait de l’acide lactique issu de la fermentation du sucre ou de l’amidon. L’acide lactique sera fourni par Corbion depuis ses sites existants en Europe, avant la construction d’une nouvelle usine en Europe. Le procédé de fabrication du PLA fonctionnerait par batch (un procédé par batch est un traitement industriel par lots dans lequel le produit fini est obtenu à la suite d’une série de tâches, plutôt qu’en continu), en deux étapes :

  • Production du lactide en faisant réagir deux molécules d’acide lactique ;
  • Transformation du lactide en PLA.

La création de l’unité de production de PLA à Grandpuits représenterait un investissement estimé de 180 millions d‘euros. Elle emploierait directement 87 personnes et sa mise en service est envisagée au 2ème trimestre 2024.

 

La production du PLA :