Projet
Pyrolyse

 

Des objectifs collectifs de développement du recyclage du plastique

 

La question de la gestion de la fin de vie des plastiques représente un enjeu sociétal et industriel : 1,2 million de tonnes d’emballages ménagers plastiques sont mis sur le marché chaque année en France. Ce sont pratiquement pour moitié des bouteilles et flacons, pour 30 % des pots et barquettes, le reste étant constitué de films et d’emballages souples.  29 % - soit environ 350 000 tonnes de déchets d’emballage, issus des « poubelles jaunes » des ménages - sont recyclés après traitement dans les centres de tri. Les 825 000 tonnes restantes terminent en décharge ou en incinération, ce qui correspond à environ 12 kilogrammes par habitant par an.

Pour le citoyen-consommateur, le développement du recyclage chimique par pyrolyse permettrait qu’une plus grande partie des déchets plastiques placés dans les poubelles jaunes et dont une partie importante est encore incinérée ou enfouie (en particulier les emballages souples), soit recyclée, par pyrolyse, pour être transformée en de nouveaux emballages, ayant les mêmes propriétés que les emballages produits directement à partir de pétrole.

Les solutions de recyclage de ces matières ainsi triées doivent donc se développer en parallèle.

Raisons d'être
du projet

La valorisation des déchets plastiques ménagers : 

© Capa - A Détienne

Une réglementation et des attentes environnementales qui évoluent

 

L’Union européenne travaille à définir un cadre réglementaire permettant le développement du recyclage des plastiques. La directive Emballages et déchets d’emballage a ainsi fixé des objectifs : 50 % des déchets d’emballages plastiques recyclés en 2025, 55 % en 2030.

La France, dans le cadre dela loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, a introduit dans le Code de l’environnement l’ambition de tendre vers 100 % de plastiques recyclés dès 2025.

Les grands clients qui achètent les polymères produits notamment par le TotalEnergies pour les convertir ensuite en produits plastiques : ces clients s’engagent de plus en plus pour utiliser de la matière recyclée dans leur production. Pour répondre à cette demande croissante, TotalEnergies ambitionne de produire 30 % de plastique recyclé d’ici 2030.

Ainsi, la part des plastiques recyclés dans la demande globale en polymères devrait doubler d’ici à 10 ans. Cela devrait correspondre à une croissance au niveau mondial de l’ordre de 10% par an sur cette période.

raffinerie actuelle de Grandpuits

Le recyclage par pyrolyse, un complément nécessaire au recyclage mécanique

De quoi parle-t-on ?

  • Le recyclage mécanique : il comprend plusieurs étapes, tri des plastiques, broyage, lavage, séchage, compoundage (mélange par fusion des plastiques broyés et d’additifs) et granulation. Le recyclage mécanique conduit à la fabrication d’une matière première secondaire pouvant être transformée en nouveaux produits plastiques, sans changer significativement la structure chimique de la matière. C’est la technologie utilisée aujourd’hui pour la quasi-totalité du recyclage des plastiques. Cette technologie nécessite un tri et une préparation importante des déchets.
  • Le recyclage chimique (dont le recyclage par pyrolyse est une des technologies) : il s’agit d’un processus qui modifie la structure des déchets plastiques en les convertissant en molécules plus courtes prêtes à être utilisées par la chimie ou la pétrochimie. En ce qui concerne le procédé par pyrolyse, le traitement à haute température des déchets plastiques permet de produire une huile riche en hydrocarbures le TACOIL. Cette huile, issue des déchets plastiques ainsi recyclés, peut alors être utilisée comme matière première pour fabriquer de nouveaux polymères, en substitution du naphtavierge provenant de pétrole brut.

Pourquoi le recyclage chimique ?

Le recyclage chimique constitue donc une technologie complémentaire au recyclage mécanique et une solution pour répondre efficacement et à grande échelle à la problématique du traitement de la fin de vie des plastiques :

  • Il est capable de traiter des flux de déchets plus souillés ou plus complexes, qui ne peuvent être valorisés par le recyclage mécanique (emballages en plastique souple) ;
  • Le produit de la matière plastique recyclée chimiquement est équivalent à la matière première issue directement du pétrole, et peut donc être réintégré facilement dans la boucle de la pétrochimie. Ainsi, les produits finis issus de matière plastique chimiquement recyclée ont les mêmes propriétés que les plastiques produits à partir de pétrole, et ont donc de nombreux usages, en particulier les emballages alimentaires.

Le principe du recyclage des déchets plastiques : 

Les alternatives au projet

Le remplacement du PLIF pour la poursuite de l’exploitation de la Raffinerie : une solution écartée

Les deux options pour poursuivre l’exploitation du PLIF sont soit le maintien d’une utilisation partielle, mais sans garantie de durabilité, soit sa réfection complète, nécessitant un investissement estimé à 595 millions d’euros et un délai total de remplacement estimé à au moins 6 ans (définition du tracé, obtention des autorisations nécessaires et des contentieux associés). Dans les deux cas, la pérennité économique de la Raffinerie ne peut être assurée.

Implanter le projet PYROLYSE sur un autre site industriel

La technologie du projet PYROLYSE pourrait être déployée sur un autre site, en France ou en Europe. Cette solution ne permettrait pas de garantir la pérennité d’un pôle industriel et les emplois associés sur le site de Grandpuits.

Ne pas développer ce type de solutions de recyclage plastique au sein de TotalEnergies

Renoncer au développement de solutions de recyclage par pyrolyse du plastique ne permettrait pas à TotalEnergies d’atteindre l’ambition qu’il s’est fixé en qualité de producteur de polymères et participerait aux difficultés que rencontre le secteur européen du recyclage du plastique.

Implanter d’autres activités à Grandpuits en lieu et place du projet PYROLYSE

Le projet PYROLYSE constitue l’une d’entre elles, même si d’autres projets sont envisagés dans le cadre de la transformation du site de Grandpuits. Pour autant, ces différents projets, compte tenu de leur finalité propre, ne constituent pas des alternatives comparables au projet PYROLYSE.